ISMP

Valoriser les principes de bonne gouvernance

Catégorie : ISMP
Écrit par Administrator Affichages : 1273

Conceptualiser les bonnes pratiques managériales : tel est l’objectif poursuivi par l’ISMP en invitant un dirigeant d’une société publique ou parapublique, un chef d’entreprise sur le plateau du club mangement. Pour cette ènième éditon, l’ISMP reçoit un hôte de marque en la personne du président de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.

 

Marc Ateba Ombala, a construit son propos autour du thème suivant : « La responsabilité de l’Ordonnateur en droit public financier ». La contribution du magistrat hors hiérarchie entre en droite ligne avec la quête de la bonne gouvernance affichée par l’Institut supérieur de Management dans cet espace de partage de pratiques managériales qu’est le Club Management.

En effet, l’intérêt du thème développé par le magistrat hors hiérarchie n’est plus à démontré: « C’est un homme de droit, pétri de principes de bonne gouvernance. Et le thème est construit autour du concept de responsabilité. Il s’agit ici de la responsabilité juridique (pénale et civile) des ordonnateurs des finances publiques » a souligné Dr Viviane Ondoa Biwolé, directeur adjoint de l’ISMP dans son propos introductif.

La responsabilité des ordonnateurs était donc au centre des débats. Après avoir défini dans un premier lieu, qui rentre dans la catégorie d’agents chargés de l’exécution des opérations financières (ordonnateurs et comptables publics), puis précisé les frontières entre leurs missions respectives, le magistrat a décliné les différents régimes de responsabilités de ces acteurs chargés des opérations financières.  Il s’agit du régime de responsabilité de droit commun : «  Les ordonnateurs principaux, ministres, ministres délégués ou assimilés et les présidents des organes constitutionnels encourent à raison de leurs attributions comme les exécutifs élus des Collectivités Territoriales Décentralisées une responsabilité politique. Au-delà, comme les autres ordonnateurs dans la limite de leurs délégations, une triple responsabilité peut être engagée à leur endroit aux plans pénal, civil et disciplinaire » et  du régime de responsabilité en droit public : « La responsabilité de l’ordonnateur, quant à elle, peut être mise en jeu soit devant le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière soit devant le Juge des comptes que ce soit la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ou demain le Tribunal Régional des comptes ».

La sensibilisation tombe à point nommé d’autant que l’invité du jour est président de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, compétente pour contrôler et statuer sur les comptes publics et ceux des entreprises publiques et parapubliques. « Le contrôle des comptes participes de la bonne gestion financière », a affirmé le magistrat.

Il s’appuie sur le droit positif qui regorge de textes relatifs à la gestion des finances publiques notamment l’Ordonnance  n° 62/OF/4 du 7 février 1962 fixant le mode de présentation, les conditions d’exécution du budget de la République fédérale du Cameroun, -  les lois nos  2007/006 du 26 décembre 2007 et 2009/11 du 10 juillet 2009 dont l’entrée en vigueur intégrale de la première est prévue le 1er janvier 2013 suivant lesquelles « le budget détermine non seulement les prévisions des ressources et des charges de l’Etat, des organismes publics ou des collectivités territoriales décentralisées ainsi que l’équilibre qui en résulte, mais aussi les programmes concourant à la réalisation des objectifs de développement économique, social et culturel ».

Le club management reçoit une fois tous les trois mois un manager : Celui-ci expose ses pratiques managériales. De ces pratiques et expériences de terrain, des experts notamment de l’ISMP vont procéder à la conceptualisation ou à la théorisation des pratiques du manager invité.

Le club management invite les gestionnaires, les ministres les Secrétaires Généraux des ministères, les Directeurs Généraux des Sociétés et entreprises publiques et parapubliques. Il ne reste plus qu’à valoriser ces échanges  à travers les Actes du Club Mangement, faire des propositions concrètes en management, partager les bonnes pratiques et solutions novatrices.

Parmi les gestionnaires qui ont sacrifié à ce rituel consacré, le DG du FEICOM, le Délégué du Gouvernement auprès de la Commune urbaine de Yaoundé, et bien d’autres. Il ne reste qu’à souhaiter que ce cénacle de managers puisse réellement avoir un impact novateur dans notre société. Bon vent au club management !

Marius Nguimbous