Editorial N°28

Par Emilienne N. SOUE

Arbitrage: Juridiction crédible?

Le mot arbitrage renvoie, à première vue, au sport. A cet effet, mon Petit Larousse Illustré me donne la définition suivante : c’est l’« action d’arbitrer ».  Le verbe arbitrer signifiant quant à lui, «  juger  ou contrôler en qualité d’arbitre ». L’on illustre par un exemple concret, l’arbitrage d’un match de football. Il est difficile de ne pas tomber sur un arbitre,  c’est-à-dire, celui dont l’office est d’arbitrer un match. Surtout en cette période. Il suffit d’allumer son téléviseur,  à défaut d’avoir  pu se déplacer pour la grand-messe footballistique du Brésil. Les arbitres font l’heur et le malheur des équipes.  La notion aurait été facile à assimiler s’il fallait que l’on ne la considérât que du point de vue sportif.  Tous les passionnés du ballon rond sont des arbitres potentiels,  tant, ils maîtrisent les règles du jeu et les enjeux y afférents.

Editorial 42

Achille Magloire Ngah

 Cameroun, qu’as-tu fait de ton identité ?

Le concept ‘’identité’’ est l’une de ces quadratures de cercle qui, à l’image d’un couteau à double tranchant, peut servir à défendre tout aussi bien une vertu qu’un vice. Retenons quand même que ‘’identité’’ renvoie dans un premier sens à ce qui est particulier, unique et propre à un individu, à l’exemple de la carte d’identité. Dans un second sens, le terme fait état de tout ce qui est commun, identique ou confondu, on parlera ici de l’identité culturelle par exemple.

Au commencement était donc ‘’Rio dos camaroes’’ qui est devenu Cameroun/Cameroon. Mais est-ce vraiment le vrai commencement ? Tout porte à croire que non, car bien avant la découverte de Nachtigal, les peuples de la terra nullis (devenue plus tard Kamerun), pour emprunter le terme des conférenciers de Berlin existaient. Ils avaient les habitudes, les langues, les us et les coutumes similaires, voire même identiques. Pour preuve, les oripeaux Sawa et Bakweri sont identiques au millimètre prêt. N’est-ce pas là un signe de fraternité ? N’est-ce pas là la véritable identité à revendiquer, à la manière de ces Noirs américains qui déferlent chaque année dans nos pays à la quête de leur terre d’origine, des traces de leur identité ? Est-ce le sang anglophone ou francophone qui coule dans nos veines ? Certainement pas. Mais une chose est sûre, une étude génétique trouverait bien des liens de fraternité entre les Bakweri et les Sawa. Alors d’où sortent des revendications identitaires par rapport à deux langues étrangères qui ont divisé ces frères ? Est-ce véritablement l’usage de ces langues qui fait problème ?

Editorial N°27

Par Emilienne N. SOUE

Insécurité: Un mal à éradiquer

Le président de la République, son Excellence Paul Biya  est en colère, et  la communauté internationale avec. Comme chacun le sait, la colère leur va bien : elle met le feu à leur activisme, à la lisière de la militance. Elle déclenche leur indignation belliciste. Cette fois-ci,l’objet de  ce courroux n’a rien d’illégitime, comme ce fut le cas naguère avec l’Irak de Sadam Hussein, ou encore plus  proche de nous dans la chronologie, la Lybie de Kadhafi où les  mobiles de déclenchement, par la communauté internationale,  des opérations de sauvetage de ces pays n’étaient pas nobles du tout.

Editorial Le Droit 43

Par Emilienne N. Soué

Crise anglophone : Le timing présidentiel

Le président de la République a ordonné, le 30 août 2017, «  l’arrêt des poursuites pendantes devant le Tribunal militaire de Yaoundé, contre les nommés Nkongo Félix, Agbor Fontem Aforteka’a Neba, Paul Ayah Abine et certaines autres personnes interpellées dans le cadre de violences survenues ces derniers mois dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ».  Le franchissement de ce nouveau palier dans les multiples mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour apporter des réponses aux préoccupations exprimées par les ressortissants de ces deux régions, devrait normalement  contraindre les syndicats à revoir leur position.

Il y a des décisions que l’on ne peut prendre ni à la légère ni n’importe quand. Le président aurait cédé, il y a fort longtemps, face à l’escalade rhétorique des hérauts de la partition du Cameroun pour lesquels l’élargissement des personnes suscitées tenait lieu de monnaie d’échange pour la paix et l’unité nationale. Il a au contraire prouvé qu’il était le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, consacrant ainsi la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire.

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