Victor Hugo : Pionnier des Droits de l’Homme

Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a joué un rôle majeur dans l’histoire du XIXe siècle. Il  fait ses études au lycée Louis-Le-Grand à Paris. Dès 1816, il affirme sa vocation littéraire.

Poète, auteur, dramaturge, romancier, journaliste, historien, Victor Hugo est avant tout un homme de principes obsédé par la défense de la liberté et la passion de lutter contre l’injustice sociale. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la France connaît une révolution industrielle sans précédent qui engendre des transformations économiques et contribue à l’exode rural donnant naissance à une nouvelle classe, celle des ouvriers. Sensible à la souffrance et à la pauvreté du peuple, Hugo prononce devant l’Assemblée Législative, le 9 juillet 1849, un Discours dans lequel il affirme que la misère n’est pas une fatalité mais est un fléau social qui peut et doit disparaître. Ce qu’il illustre dans son œuvre les Misérables.

Victor Hugo défend la cause des enfants et leur droit à l’instruction. «L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai nom ? L’Enfant s’appelle Avenir.» (Victor Hugo, Actes et Paroles, pendant l’exil, 1869). Hugo est le premier à formuler la notion de «droit de l’enfant» dans son discours devant l’Assemblée Législative en janvier 1850.

Victor Hugo lutte pour les droits de la femme : « Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme.» (Victor Hugo, Actes et paroles). Angelo, Tyran de Padoue est la première œuvre où Victor Hugo aborde la question de la femme.

Victor Hugo est pour l’abolition de l’esclavage. « Un seul esclave sur la Terre suffit pour déshonorer la liberté de tous les hommes.» Victor Hugo, journal La Gironde, 17 janvier 1862 Victor Hugo s’est très tôt intéressé à ce problème.

Il est contre la peine de mort : « La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.» (Victor Hugo, Discours à l’Assemblée constituante, 15 septembre 1848). Le plus grand et le plus constant de tous les combats que Victor Hugo a menés depuis sa jeunesse est celui contre la peine de mort. Le souvenir de condamnés conduits à l’échafaud a marqué l’écrivain. Dans Le Dernier Jour d’un Condamné, il donne la parole à un condamné qui, à la première personne, présente ses impressions et ses sensations à partir du verdict. Il s’agit, en effet, d’un plaidoyer contre la peine de mort qui fait scandale à l’époque.

Ecrivain de génie, il voit sa notoriété se transformer rapidement en célébrité. Victor Hugo est élu à l'Académie Française en 1841 et Pair de France en 1845. Il perd sa fille Léopoldine en 1845 et semble chercher dans la politique un apaisement à sa douleur. Emu par les souffrances du peuple en 1848, Victor Hugo devient républicain et affiche son hostilité à Napoléon III qui le fait exiler à Jersey, puis à Guernesey. En 1859, il refuse l'amnistie de l'Empereur. Pendant cet exil qui dure près de vingt ans, il produit la partie la plus riche de son œuvre.

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