Jean-Jacques Burlamaqui

Le précurseur du droit naturel

Jean-Jacques Burlamaqui né le 24 juin 1694 à Genève, est un juriste, publiciste et écrivain suisse. Après avoir étudié le droit à Genève, Il voyage en France, en Hollande, en Angleterre et se lie avec Barbeyrac. De retour en Suisse en 1723, il enseigne le droit à l’université de Genève jusqu’en 1740 et en 1721 il devient membre du Conseil des Deux-Cents de Genève. Il en restera membre jusqu'à sa mort en avril 1748.

Le style de Burlamaqui est simple et clair. Ses principes fondamentaux peuvent être décrits comme de l’utilitarisme rationnel. Ce juriste suisse est surtout resté célèbre pour avoir publié en 1717 Principe du droit naturel.  On lui doit aussi d'autres ouvrages comme Principes du droit politique (1751), Principes du droit naturel et politique (1763), un volume qui réunit ses deux premiers ouvrages. Il a également publié, Principes du droit de la nature et des gens, avec Suite du droit de la nature (1766-1766).  Enfin, après sa mort, on publia  à Lausanne, Eléments du droit naturel […], œuvre posthume d’après le véritable manuscrit de l’auteur.

Ses idées se placent dans le prolongement de celles du baron Samuel Von Pufendorf (1632-1694), qui fut le premier théoricien du droit naturel (Du droit de la nature et des gens, 1672). Dans ses ouvrages, Burlamaqui développe sa conception particulière du droit. Pour lui, c'est dans la nature même de l'homme, de sa constitution, de son état primitif qu'il faut déduire les principes. Il conçoit l'homme comme un être non seulement doué d'organes, mais intelligent et moral. Il fonde le comportement individuel sur le « sens moral » qui « n'est que le bon sens appliqué au jugement des actions humaines ». Comme le précise Gagnebin Bernard, en authentique représentant de son siècle, Burlamaqui ne se borne pas aux problèmes juridiques, mais s'élève volontiers jusqu'à la métaphysique. Pour lui « le fondement du droit a un caractère philosophique et non plus religieux. Il apparaît comme détaché de la volonté divine, il repose sur la nature humaine elle-même, ou sur des faits humains, comme le contrat social entre les individus et l'État ou les traités entre les États ».

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