Communication sociale : Entre régulation et autorégulation

L’Etat, en libéralisant la communication sociale avec la loi N° 90/052 du 19 décembre 1990 sur la communication sociale a également prévu la régulation du secteur. La liberté de la presse est protégée par nombre d’instruments internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme en son article 19 : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. ». Toutefois, la régulation du secteur s’imposait et tout comme la régulation de l’intérieur.

Etats-Unis-Cameroun : Tensions diplomatiques ou choc des identités ?

Par Yannick Obam, Géopolitiste

Entretenir des relations diplomatiques avec l’hyperpuissance du 21ème siècle n’a rien d’une sinécure, et même les principales puissances actuelles du monde le constatent bien depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche, tant les points de friction et les sujets de discorde peuvent varier. Le gouvernement de l’Etat du Cameroun, une fois de plus a encore fait l’expérience de la complexité qui entoure les relations internationales, lorsque l’ambassadeur américain au Cameroun Peter Henry Barlerin a rendu public le 18 mai via les réseaux sociaux, la teneur du discours qu’il a adressé au président Biya au cours de l’audience qui lui a été accordée au Palais de l’unité. Au-delà de la vague d’indignations qu’a suscité au sein de l’opinion nationale, ce que certains appellent une grave ingérence dans la politique intérieure du Cameroun, mais aussi une violation de la souveraineté du peuple camerounais, on a bien vu que dans cette même opinion publique, il s’est dégagé deux tendances qui sont les véritables marqueurs du paysage politique au moment où le Cameroun entre dans une phase décisive de son évolution démocratique.

D’abord, les « souverainistes », qui considèrent que les propos du diplomate ont outrepassés tous les usages diplomatiques et les principes du droit international régissant les rapports entre Etats souverains. Cette frange se recrute principalement au sein de l’équipe gouvernante ainsi que dans leurs relais sociaux et la base militante du RDPC, principal parti au pouvoir, mais aussi chez certaines formations politiques dont l’idéologie est majoritairement nationaliste. Son principal trait de caractère c’est un sens très chatouilleux de l’indépendance et de la souveraineté nationale. Ils partent du principe qu’entre Pays « amis », on peut avoir des divergences, mais cela n’inclut nullement l’immixtion dans les affaires intérieures du Cameroun.

De l’autre côté les « libéraux », pour qui les propos du diplomate américain viennent conforter une opinion qu’ils défendent à travers un combat idéologique qui traverse déjà plusieurs décennies. Leur leitmotiv est clair, passer à un autre type de gouvernance susciter une alternance. Dans cette catégorie, on retrouve certains partis politiques de l’opposition dont les stratégies peinent à éprouver la solidité du pouvoir du président Biya.

La leçon que l’on peut tirer de ce qui a focalisé l’attention médiatique et monopolisé le débat politique durant plusieurs semaines au Cameroun est le caractère clivant des positions, la posture contrastée d’une même classe politique où les uns tirent à hue et d’autres à dia, chaque tendance manœuvrant au gré de ses motivations. Une fois encore, il est difficile de trouver un sujet qui puissent transcender les divergences partisanes, et autour duquel toute l’élite politique arrive à faire chorus.

Après la tempête, la question reste entière et pourrait ressurgir à la faveur d’une autre intervention américaine : Comment un Ambassadeur en poste dans un pays souverain, dusse-t-il être celui de l’unique superpuissance du moment, peut-il outrepasser les protocoles et pousser l’outrecuidance jusqu’à suggérer au chef de l’Etat camerounais de s’accorder un repos mérité après plus de trois décennies de pouvoir? Et conditionner son entrée dans l’histoire par ce renoncement ?

La réponse à cette interrogation est à retrouver dans l’histoire diplomatique de cette relation qui oscille entre harmonie et tensions telle une onde sinusoïdale (I). Ce qui implique que les propos du diplomate s’insèrent dans une temporalité dont les conditions d’apparition se situe au début des années 90. Mais, au-delà de la dimension phénoménologique qui nous est donnée à voir ces dernières semaines, une compréhension plus profonde du type d’interlocuteur que l’Etat camerounais a en face de lui s’avère nécessaire. Ainsi, c’est surtout le fruit d’une identité nationale qui s’est forgée avec la création des Etats-Unis comme Etat-nation (II). Nous sommes donc dans un processus de cohérence et de pertinence aux origines plus lointaines.

I) ENTRE FRANCES COOK, NIELS MARQUARDT, MICHAEL STEVEN HOSA ET PETER HENRY BARLERIN

C’est au début des années 90 que la chancellerie américaine à Yaoundé inaugure l’ère des interventions directes dans la gouvernance interne du Cameroun, dans l’aspect politique, lorsque l’ambassadrice Frances Cook se rapproche du principal parti de l’opposition de l’époque, le SDF, porté par les exigences démocratiques consécutives à la démocratisation en gestation en Afrique. Cet épisode se manifestera par des rapports très houleux entre cette diplomate et les autorités camerounaises dans un contexte international marqué par des alternances tous azimuts. Son action fut vivement critiquée au motif que par ce rapprochement, elle œuvrait à la déstabilisation du Cameroun. Cet engagement sans équivoque envers ce parti politique au mépris de toute considération diplomatique lui valut un départ précipité ouvrant la voie à un climat plus apaisé entre les deux Etats dès 1992. Plus d’une décennie après, l’arrivée de l’ambassadeur Niels Marquardt en 2004 inaugure l’ère d’un type nouveau d’ingérence qui balisait le chemin d’une coopération sur l’enrichissement illicite de certains hauts commis de l’Etat et la corruption ambiante au Cameroun. Ainsi, dans sa volonté de lutter contre les détournements des fonds publics, le président Biya avait reçu l’assurance du diplomate que le gouvernement américain par son expertise pouvait fournir au Cameroun les noms des camerounais ayant des comptes aux Etats-Unis et dans des paradis fiscaux. Si la motivation étatsunienne de maîtriser les flux financiers dans la mouvance de la lutte contre le terrorisme rencontrait l’assentiment des autorités camerounaises de lutter contre l’enrichissement illicite à travers l’opération « épervier », on entrait par cette séquence à une harmonie diplomatique qui ne choquait aucune des parties, chacun trouvant son compte. Il n’en demeure pas moins qu’on vivait bien une ingérence, d’autant plus que sur la liste des personnes soupçonnées de détenir des comptes dans les banques occidentales, il est apparu que les noms de certains hauts commis de l’Etat étaient cités, en dehors des propos tenu par le diplomate qui demandait aux autorités camerounaises l’application de l’article 66 de la Constitution au sujet de la déclaration des biens, lui qui disait déjà sa « grande tristesse » de voir se développer au Cameroun une véritable « culture de la corruption » en 2006.

Mais c’est avec l’Ambassadeur Michael Stephen Hoza que la période de détente commence à s’amenuiser, quand il arrive en 2014 dans un contexte marqué par la guerre contre le groupe terroriste Boko Haram mais aussi plus tard par le début de la crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Si ses interventions au sujet du respect des droits de l’Homme dans la guerre contre le groupe terroriste ont constitué l’essentiel de ses propos, on a bien vu qu’au fil du temps, la confiance entre les deux parties a très souvent été perturbée, surtout en ce qui concernait les opérations de l’armée camerounaise, soit vis-à-vis des combattants, soit envers les populations civiles soupçonnées de collusion avec l’ennemi. C’est ce sujet de discorde qui a justifié le timide soutien américain dans la lutte contre Boko Haram. Tandis que le gouvernement camerounais sollicitait un appui logistique conséquent, notamment par la fourniture des armes létales et des systèmes de déminage performants, le gouvernement américain lui axait son soutien sur le matériel de transport des troupes, les accessoires de protection des unités engagées au front, et sur l’appui par le renseignement. Mais sans que des tensions ne naissent, on voyait par ces différences de points de vue que la « lune de miel » était révolue. Et sentant bien la fébrilité du soutien américain, les autorités camerounaises se sont tournées vers d’autres partenaires pour la fourniture du matériel militaire, notamment la Russie et la Chine. Mais un pas est franchi le 14 mai lorsque Peter Henry Barlerin successeur de Michael Stephen Hoza procède à la remise du don de deux avions militaires à l’armée camerounaise avec pour indication, l’utilisation de ce matériel non pas dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais exclusivement pour la lutte contre Boko Haram. Une telle orientation pouvait déjà constituer un signe avant-coureur du délitement des rapports entre les deux parties. Tout compte fait, depuis cette déclaration, on sent bien un malaise dans les relations entre les deux Etats, tendant à laisser penser que nous vivons sur le plan national, les incertitudes qui guident au quotidien la diplomatie étatsunienne depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Néanmoins, il faut garder présent à l’esprit que la dynamique mise en place du temps de Frances Cook et qui semble atteindre son point d’incandescence avec l’actuel ambassadeur américain ne résulte pas d’actions spontanées fruits d’une démarche individuelle. Elles doivent plutôt être comprises comme la traduction politique d’une identité nationale dont la compréhension au niveau du Cameroun devrait être sérieusement prise en compte.

II) COMPRENDRE L’IDENTITÉ AMÉRICAINE POUR MIEUX STRUCTURER LES RAPPORTS DIPLOMATIQUE

S’il est une vérité bien méconnue par la plupart des pays où l’action diplomatique ou stratégique américaine est critiquée, c’est la dimension identitaire qui accompagne leur politique étrangère. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de considérer que la diplomatie, la stratégie, la sécurité et de façon globale la politique étrangère entendue comme le regard et la vision que l’Amérique porte vis-à-vis du monde est construite et bâtie sur des principes identitaires, notamment un soubassement religieux, une influence philosophique, mais également par la certitude que le système démocratique américain est le meilleur qui soit au monde. La conséquence de ces influences élaborées sur plus de quatre-cent ans depuis l’installation de la première colonie au 17ème siècle est la production d’une élite politique et des citoyens pour qui la solidité du modèle américain fonde leur habileté à donner des leçons à d’autres peuples. L’identité nationale américaine qui est en jeu ici, renvoie ainsi à tous cet héritage qui a structuré la construction du sentiment national américain, rendant ce peuple autonome vis-à-vis des autres et dont l’horizon a été construit par leurs Pères Fondateurs sur le mythe d’exceptionnalité. Et donc, toute la structure mentale du citoyen américain, mais encore plus l’élite politique, économique, artistique et intellectuelle étatsunienne est structurée dans cette dynamique qui prône la supériorité du modèle politique et économique américain, mais surtout dont la mission est selon le théoricien John O ’Sullivan, d’avoir une Destinée Manifeste, celle de conduire et d’éclairer le monde. Depuis 1620, date d’installation de la première colonie en Nouvelle-Angleterre, le sentiment national, est forgée autour d’une vision messianique du peuple américain. Celui-ci se transmet ainsi de génération en génération au point de constituer une identité nationale bâtie autour de cette construction. C’est ce substrat idéologique vécu à l’interne par le peuple américain, constituant ce qu’il est, c’est-à-dire son identité, et réinvestit au-delà de leurs frontières au moment où les Etats-Unis s’engagent dans les relations internationales au 19ème siècle. C’est ce même sentiment d’exceptionnalité, fruit du messianisme religieux et de la Destinée Manifeste, qui produit ce qui est considéré ailleurs comme de l’arrogance, de l’ingérence. Dans le fond, tous les diplomates américains sont forgés dans cette logique qui consiste à reproduire sur la scène international les schèmes de pensée qui structurent l’identité nationale américaine. C’est sans doute pour cela que Niels Marquardt répondant à une question qui lui adressé par le journal L’effort Camerounais en 2006 au sujet de son engagement au Cameroun et le caractère intriguant de sa personnalité a pu dire : « (…) je suis un diplomate américain (…) c’est notre approche à travers le monde d’être engagés, de mener des relations avec les gouvernements, mais aussi de connaître profondément les pays dans lesquels nous vivons. Peut-être que d’autres pays ont une autre vision de la diplomatie, mais pour ma part, je pense que je fais mon travail d’ambassadeur américain comme tous les autres ». Par ceci, on comprend aisément que les relations internationales sont fortement influencées par l’identité. Pourrait-il en être autrement quand on sait que c’est sur la base de celle-ci que sont promues les valeurs de chaque Etat, ainsi que les intérêts qui en découlent. L’ambassadeur américain en fonction, ses prédécesseurs ne sauraient rien reproduire d’autre que ce qu’ils ont fait. Ils matérialisent leur identité nationale, qui se retrouvent dans le même temps en opposition à l’identité nationale camerounaise. C’est ce qui a sans doute amené Yosep Lapid, l’un des théoriciens de la question identitaire, à affirmer que « les questions d’identité sont en train de faire un retour fracassant dans les relations internationales ». Toutefois, quelle marge de manœuvre pour le Cameroun ?

III) CONSTRUIRE NOTRE IDENTITÉ NATIONALE

S’il est une évidence, c’est qu’arrivera encore un moment où les tensions diplomatiques réapparaitront. Cette certitude est fondée sur le fluctuation des rapports interétatiques, mais surtout sur la différence identitaire entre les deux Etats. Tandis que les Etats-Unis reposent leur action diplomatique dans le monde, sur une identité solide, unique et dont la permanence leur vaut l’influence et la puissance qu’ils ont aujourd’hui, le Cameroun lui, du fait d’une identité nationale en construction aux contours encore imprécis, part perdant dans ce qui s’apparente à une confrontation. Cela n’est pas exclusif à notre relation avec les Etats-Unis, mais caractéristique du comportement de tous les Etats qui ont une certaine influence dans la géopolitique mondiale. On le voit bien avec d’autres acteurs comme la Chine et la Russie avec lesquels le Cameroun entretien des liens, mais dont le positionnement est fonction du modèle identitaire de chacun. Cela doit nous amener à la compréhension de ce qu’est réellement la mondialisation, où la scène internationale est animée par les différentes identités nationales qui se choquent et s’entrechoquent au gré des intérêts avec la conséquence que ce sont les identités les moins structurées, les plus évanescentes, incertaines qui font les frais de ce choc. On est ainsi amené à comprendre que la diplomatie n’est certainement pas une affaire d’un homme, elle n’est pas attachée à un individu, mais elle est l’une des facettes de la politique étrangère, c’est-à-dire la façon dont de l’intérieur on élabore et construit sa relation avec l’extérieur. Ce processus ne peut impliquer qu’une transposition des logiciels idéologiques et politiques sur la scène internationale dans le but de faire triompher les valeurs qui en découlent. Dans ce qui s’apparente donc à un jeu de stratégie aux origines bien lointaines, il s’avère utile pour le Cameroun de travailler à structurer son identité interne, afin qu’à partir de là, il puisse par cette identité structurer un cadre de prédictibilité devant guider son action internationale. C’est donc ce profond travail politique, philosophique, idéologique qui doit être le point de départ d’une vision plus globale sur la place du Cameroun à l’international.

Pour finir, le dernier épisode des tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et le Cameroun que nous avons énoncé, est le marqueur même du fait que les relations internationales sont un rapport de force et non adossées sur les principes de droit. Ce qui est déterminent ici, c’est la puissance comme facteur structurant les relations interétatiques, c’est-à-dire comme le dit Serge Sur, « la capacité de faire, la capacité de faire faire et la capacité de refuser de faire ». Les Etats-Unis s’octroient le droit à la condescendance diplomatique que ce soit envers le Cameroun ou d’autres Etats comme nous l’avons vu ces derniers mois, parce qu’ils le peuvent, au mépris de tous les principes liés au droit international. Et c’est au nom de cette capacité qu’ils ont conduits certaines guerres contre des pays souverains, mais c’est aussi au nom de cette capacité que la Corée du Nord est en train d’imposer aux Etats-Unis un agenda sur la dénucléarisation. Mais ce qui est encore plus important et qui devrait interpeller les autorités camerounaises, c’est la permanence des rapports avec les Etats-Unis et donc l’apparition des nouveaux cycles de tensions, dont l’issue pourrait prendre une tournure plus dramatique. Dans cette perspective, nous disons que la capacité dont il s’agit a un fondement interne, lié à l’organisation, à la structuration et à la vision que chaque peuple et chaque société se donne. Les Etats-Unis ont pu le réaliser, la Chine, la Russie et d’autres encore. C’est ce qui fonde leur capacité de faire, de faire faire et de refuser de faire. Il est peut-être venu le temps pour le Cameroun de penser son avenir en termes de puissance. Et sur ce chemin, la construction de l’identité nationale est le passage obligé, au risque de toujours subir les coups et contrecoups des identités qui cherchent à se frayer un chemin dans notre inconsistance.

L’ingérence diplomatique dans les affaires internes de l’Etat accréditaire

Par Arsène Tchagna T.

A propos de la déclaration médiatique du chef de Mission diplomatique des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun

De la prorogation du mandat des députés au Cameroun

Par Arsène Tchagna T.

Il est intéressant de constater qu’après la révision constitutionnelle du 14 avril 2008, la pratique de la prorogation des mandats législatifs et municipaux a pris droit de cité au Cameroun. En effet, les dernières élections législatives et municipales ont été marquées par la prorogation des mandats de ces représentants, à trois reprises (21 août 2012, 21 février 2013 et 21 mai 2013). Au regard du triple scrutin présidentiel, législatif et municipal de fin d’année 2018, le chef de l’Etat semble vouloir faire réitérer la mesure de la prorogation des mandats législatifs et municipaux. Ainsi, étant entendu que la période probable de convocation du corps électoral devait courir jusqu’au 21 juin dernier, la non-convocation, notamment, a ouvert la voie à une possible prorogation desdits mandats. Il convient dès lors de s’interroger sur la légalité, voire sur la légitimité, d’une telle mesure.

Le régime juridique de la candidature à l’élection présidentielle au Cameroun : un pont ou une barrière pour l’alternance ?

Par Achille Magloire Ngah

L’un des secrets sur lesquels repose la longévité au pouvoir du Président Biya est, de l’avis de certains observateurs et analystes politiques et juridiques, la sagesse ou la ruse de l’homme politique qui a su ficeler une réglementation qui fait la part belle à sa personne. C’est le cas du régime juridique de la candidature à l’élection présidentielle. D’emblée, l’alinéa 6 de la Constitution Camerounaise du 18 janvier 1996 dispose que  les candidats aux fonctions de Président de la République doivent être des citoyens camerounais dʼorigine, jouir de leurs droits civiques et politiques et avoir trente – cinq (35) ans révolus à la date de lʼélection.  La loi de 2012 portant code électoral va plus loin en soulignant que les candidats aux fonctions de Président de la République doivent jouir de la plénitude de leurs droits civiques et Politiques. Ils doivent justifier d’une résidence continue dans le territoire national d’au moins douze (12) mois consécutifs et d’une inscription sur les listes électorales à la date du scrutin. Au-delà de ces conditions basiques, le code électoral camerounais réglemente les conditions de déclaration de candidature à l’élection présidentielle de façon paradoxale, alliant flexibilité et rigidité, ouverture démocratique et fermeture anti démocratique.

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