Editorial 42

Achille Magloire Ngah

 Cameroun, qu’as-tu fait de ton identité ?

Le concept ‘’identité’’ est l’une de ces quadratures de cercle qui, à l’image d’un couteau à double tranchant, peut servir à défendre tout aussi bien une vertu qu’un vice. Retenons quand même que ‘’identité’’ renvoie dans un premier sens à ce qui est particulier, unique et propre à un individu, à l’exemple de la carte d’identité. Dans un second sens, le terme fait état de tout ce qui est commun, identique ou confondu, on parlera ici de l’identité culturelle par exemple.

Au commencement était donc ‘’Rio dos camaroes’’ qui est devenu Cameroun/Cameroon. Mais est-ce vraiment le vrai commencement ? Tout porte à croire que non, car bien avant la découverte de Nachtigal, les peuples de la terra nullis (devenue plus tard Kamerun), pour emprunter le terme des conférenciers de Berlin existaient. Ils avaient les habitudes, les langues, les us et les coutumes similaires, voire même identiques. Pour preuve, les oripeaux Sawa et Bakweri sont identiques au millimètre prêt. N’est-ce pas là un signe de fraternité ? N’est-ce pas là la véritable identité à revendiquer, à la manière de ces Noirs américains qui déferlent chaque année dans nos pays à la quête de leur terre d’origine, des traces de leur identité ? Est-ce le sang anglophone ou francophone qui coule dans nos veines ? Certainement pas. Mais une chose est sûre, une étude génétique trouverait bien des liens de fraternité entre les Bakweri et les Sawa. Alors d’où sortent des revendications identitaires par rapport à deux langues étrangères qui ont divisé ces frères ? Est-ce véritablement l’usage de ces langues qui fait problème ?

François Denis Tronchet : Pionnier du Barreau

Né le 23 mars 1726 à Paris, et mort le 10 mars 1806 à Paris, François Denis Tronchet était fils d'un procureur du Parlement de Paris. Après de longues études, il devient avocat en 1745, jurisconsulte et homme politique.

Élu de Paris aux États généraux le 13 mai 1789 et siégeant au sein du tiers état, il s'opposa d'abord à la transformation de ceux-là en Assemblée nationale constituante, mais finit par y accepter des responsabilités. Trois ans et demi plus tard, il accepta de participer à la défense de Louis XVI, dernier roi français lors de son procès devant la Convention nationale, en décembre 1792 et janvier 1793, ce qui lui valut d'ailleurs quelques ennuis et le contraignit à entrer quelque temps dans la clandestinité, le Comité de sûreté générale ayant émis un avis de recherche à son encontre.

OHADA: Pour une meilleure saisie des biens par les créanciers

Dans son premier essai juridique, la «Liberté de saisir et exécution forcée dans l'espace OHADA », paru chez l’Harmattan en 2015, le juriste camerounais, Serge Christian Ekani jette un jour nouveau sur l’attractivité juridique des voies d’exécution.

« Je ne suis plus à France Volontaires, aujourd’hui je suis en Doctorat à l'Université Laval au Canada et continue de réfléchir toujours sur l'OHADA ». Ces propos du jeune essayiste camerounais Serge Christian Ekani traduisent d’emblée de l’intérêt que l’auteur porte au droit des affaires de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des affaires. En 2015, alors qu’il était encore en service à France Volontaires et en même temps inscrit en thèse de doctorat à l’université de Yaoundé II, il s’est particulièrement penché sur la réforme du droit des voies d’exécution entrepris par l’OHADA.

C’est dans la collection « Etudes africaines » que l’Harmattan Paris a permis à l’auteur de la « Liberté de saisir et exécution forcée dans l’espace OHADA » de s’exprimer, et non moins sous la préface respectable de Félix Onana Etoundi, à l’époque, directeur général de l’Ecole Régionale Supérieure de Magistrature de l’OHADA (Ersuma). Autant dire toute une caution.

Etats Unis : L’Amérique de Trump

Ceux qui s’attendaient à une rupture une fois Trump aux affaires seront déçus. Fidèle au Trump candidat, le président Trump met en œuvre le projet de société qu’il avait promis aux Américains. Lors de son investiture le 20 janvier 2017, Donald Trump en a annoncé les couleurs en déclarant lors de son discours : « América First ».

 Le 20 janvier 2017, le monde a assisté à son corps défendant à l’investiture de Donald Trump comme 45e président des Etats Unis d’Amérique, le président  élu le plus controversé de la planète.  Un outsider polarisant des sentiments mitigés, allant de la haine, à la peur en passant par la consternation.

Le pays est divisé et Donald Trump est le président de deux Amérique à Washington. D’ailleurs plusieurs manifestations aux côtoyé les cérémonies d’investitures, à l’instar de la Women March organisée le 21 janvier. Cette manifestation ayant  attiré plusieurs milliers de personnes.

Textes juridiques : L’expulsion du domicile conjugal

L’article 358 fait partie des réformes importantes du nouveau code pénal, en ce sens   qu’il renforce les droits que confère le lien du mariage. En effet, expulser son conjoint du domicile conjugal ou plus précisément sa conjointe comme cela est souvent le cas,  est désormais puni par la loi. Eclairages par la juriste Adèle Nadège  Mbelle Nkelle.

 La communauté de vie qui découle du mariage est le devoir imposé aux époux de vivre ensemble. Tout manquement de l’un des conjoints à ce devoir qu’il soit volontaire ou non, entraine de lourdes conséquences sur le lien matrimonial. Le manquement volontaire au devoir de vivre ensemble avait déjà été sanctionné par le législateur à travers l’incrimination de l’abandon de foyer. S’agissant du manquement involontaire à l’obligation de vivre ensemble, il a également été prévu dans la loi n°2016/007 portant Code Pénal du Cameroun. L’article 358-1 dispose à cet effet que :

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