Pr Sylvain Sorel Kuaté Tameghé : «Des pistes pour la réforme de l’appareil juduciaire»

Maître de conférences et auteur de plusieurs essais juridiques, le professeur Sylvain Sorel Kuaté Tameghé passe en revue les modes alternatifs de règlement de litiges dans son nouvel ouvrage intitulé: « La justice, ses métiers et ses procédures ».

Monsieur le Professeur bonjour. Vous venez de commettre un nouvel essai juridique. Quelles sont les raisons qui vous y ont poussées et quel sera son apport?

Dans une perspective à la fois descriptive et analytique, l’ouvrage découvre les professions judiciaires et auxiliaires, les juridictions et les procédures observées devant elles, la jurisprudence nationale et africaine qui demeurent assez-mal connues. Pareillement, le livre renseigne à propos du règlement des litiges par la voie notamment de l’arbitrage, de la transaction, de la conciliation. Plus fondamentalement, on y retrouve des pistes à explorer pour la conduite de réformes relatives à l’appareil judiciaire.

Dans quelles conditions l’avez-vous rédigé, compte tenu de vos multiples engagements?

L’élaboration du livre a pris du temps. Il n’est pas sans intérêt de relever que le point de départ de cette aventure se situe aux alentours de l’année 2010 où nous est notamment confié l’enseignement se rapportant à l’organisation judiciaire du Cameroun.

Des sacrifices ont également été consentis au plan financier, singulièrement dans la phase de collecte des données et dans celle de la fabrication. Fort heureusement, une prime de recherche est servie aux enseignants du supérieur. Elle a été d’une grande utilité.

Le titre de l’ouvrage donne le sentiment qu’il existe une Théorie générale et transversale de la Justice en Afrique. Est-ce le cas ?

Il est admis que la justice renvoie tantôt à ce sentiment faisant appel à l’équité que les membres de l’espèce humaine recherchent généralement; qu’elle correspond tantôt au pouvoir de juger, donc de se prononcer sur les prétentions en conflit des personnes; que la justice correspond enfin à ce service public qui, au nom de l’Etat, exerce l’une de ses missions essentielles, celle touchant au règlement des litiges opposant les sujets de droit.

A partir de ces représentations et en mettant arbitrairement à l’écart les relations transfrontalières ayant ou non un caractère économique, il se devine qu’à des degrés divers, les problèmes de la justice sont semblables d’un pays, d’une région voire d’un continent à l’autre. Effectivement, on s’interroge un peu partout sur le mode idéal de recrutement des magistrats ou du personnel auxiliaire de justice, le statut de ceux-ci, les pouvoirs du juge. On s’interroge sous tous les cieux sur le moyen le mieux à même de désengorger les prétoires, de rapprocher la justice du justiciable, d’avoir une justice de qualité… Les solutions esquissées là-bas peuvent donc servir ici, et réciproquement.

Va-t-on vous voir bientôt dans l’espace OHADA et ailleurs pour des dédicaces ? Déjà à qui s’adresse l’ouvrage et comment est–il distribué ?

La page de couverture du livre fait savoir que celui-ci s’adresse prioritairement aux universitaires en leurs différentes qualités, aux praticiens du droit, à ceux qui désirent accéder aux professions judiciaires ou auxiliaires. Ses destinataires privilégiés sont également ceux qui, directement ou indirectement, initient ou conduisent des réformes relatives à l’appareil judiciaire. Il est édité par les éditions l’Harmattan qui en est sont les principaux distributeurs. Des cérémonies de présentation seront à coup sûr organisées.

Avez–vous d’autres précisions oubliées à apportées ou des remerciements ?

Ma dette de reconnaissance est si grande que les colonnes de ce journal ne suffiraient pas à l’acquitter. Un clin d’œil particulier doit néanmoins être fait au professeur Pougoué qui a inspiré ce livre, au professeur Ondoa qui l’a soutenu, aux professeurs Abé et Ntono Tsimi qui ont bien voulu en rédiger la préface et l’avant-propos…

Un plus grand mérite reviendra sans doute à ceux qui liront l’ouvrage et permettront par des réflexions constructives de l’améliorer et de le mettre à jour à travers le temps. A ceux-là, des remerciements doivent dès ce jour être adressés.

Propos recueillis par Willy Zogo

 

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