Sante et sécurité au travail : La Cnps s’y investit

La célébration conjointe de la 20ème journée africaine de la prévention des risques professionnels (JAP) et de la 14ème journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail (JMSST), le 28 avril 2016, a abouti sur des recommandations fortes pour améliorer le cadre de travail des Camerounais et des Africains.

C’est  le secrétaire général du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, représentant personnel du ministre Grégoire Owona qui présidait  la 20 ème journée africaine de la prévention des risques professionnels (JAP) et la 14ème journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. La salle de Conférence  du centre prévoyance sociale (immeuble siège) a servi de cadre aux travaux.

 

Ces assises avaient pour thèmes, respectivement: « JAP : 20 ans au service de la promotion de la sécurité et de la santé au travail. Bilan et perspectives ; quelles orientations pour l’émergence des pays francophones » et « Le stress au travail : un défi collectif »

L’évènement s’est décliné en trois phases: le discours du directeur général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame, président du comité d’organisation, celui du président de l’InterAfricaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP), de la directrice du bureau sous régional de l’Organisation internationale du travail (BIT) et du secrétaire général du ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS).

Après la phase des communications, la table ronde s’est articulée autour du thème de la 14ème journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail (JMSST) : « Le stress au travail : un défi collectif ». C’est Adam Dramane Batchabi, spécialiste du BIT en protection du travail qui l’a présenté.

DES RECOMMANDATIONS FORTES

Après des échanges débats,  quelques recommandations fortes ont été formulées à l’égard des pouvoirs publics, à savoir : l’actualisation et la mise à jour de l’arsenal juridique sur   la Santé et la Sécurité au Travail ; opérationnaliser la coopération entre les principaux acteurs en charge de la promotion de la SST, notamment les inspecteurs du travail, les médecins de travail et les préventeurs de la CNPS ; promouvoir l’émergence d’une véritable culture de prévention des risques professionnels au sein des entreprises assujetties ; poursuivre la redynamisation des structures de dialogue social en matière de santé et sécurité au travail ; réactiver la Commission de Sécurité et Santé au Travail en vue de la relecture et de l’adoption du document de politique nationale de SST, du document d’orientation de lutte contre le VIH/SIDA en milieu de travail, la révision permanente du tableau des Maladies professionnelles.

A la CNPS, il a été recommandé la mise en place d’un programme de prévention ciblant les entreprises accidentogènes pouvant faire l’objet d’un échantillonnage destiné à évaluer l’impact des actions de prévention menées sur le terrain sur la réduction des coûts engendrés par les risques professionnels  ; la mise en œuvre des indicateurs de mesure d’un programme de prévention des risques professionnels orienté vers les entreprises accidentogènes répertoriées; élaborer une cartographie annuelle des risques professionnels recensés auprès des entreprises accidentogènes du territoire national ; poursuivre le suivi des CHS dans les entreprises ; assurer le contrôle continu du port des équipements de protection individuelle dans les entreprises.

Aux employeurs, il est demandé de poursuivre la mise en place au sein des entreprises du territoire national des politiques efficaces de lutte contre les risques professionnels ; assurer la budgétisation des activités de renforcement des capacités des structures et des compétences des acteurs.

Aux travailleurs, leur implication dans les campagnes de vulgarisation et de sensibilisation sur l’assurance volontaire et la télédéclaration, mais aussi  l’implication des organisations des travailleurs aux côtés des délégués du Personnel.

Enfin, à la Société Camerounaise des Médecins de Travail, il est demandé de poursuivre le programme d’enseignement postuniversitaire des membres et de renforcer la recherche en SST pour appuyer son développement.                               

Nadine Eyikè

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