ELECTIONS senatorialeS 2013: MISSION ACCOMPLIE

Lors de son traditionnel discours de fin d’année 2012, le 31 décembre, le président de la République du Cameroun a fait l’annonce de la mise en place de la seconde chambre du Parlement, à savoir le Sénat. L’annonce a tout de suite pris la dimension d’un évènement tant cette décision devait apporter, sinon une bourrasque du moins une secousse dans le landerneau sociopolitique et surtout institutionnelle. S’inscrivant dans cette mouvance, deux décrets présidentiels sont tombés pour faire de l’annonce d’ hier, un fait politique, le 27 février 2013 donc, le décret n° 2013/ 056 portant convocation du collège électoral en vue de l’élection des sénateurs est rendu public. L’article 1er dispose que : «  Les électeurs municipaux sont convoqués aux chef-lieux de chaque département, le dimanche 14 avril 2013 à l’effet de procéder à l’élection des sénateurs ». Et, l’article 2 de préciser que les bureaux de vote seront ouverts de 8 heures à 18 heures. La date de la joute politique était donc connue dès lors. Les entrepreneurs politiques que sont les partis politiques, plus de 200 sur l’étendue du territoire, dans leurs différents QG respectifs fourbissaient les armes. Mais, seulement « ne descend pas dans l’arène qui veut ». Pour veiller au respect par les partis politiques et les candidats qui les représentent des conditions  d’éligibilité, deux surveillants veillent : Elections Cameroon (ELECAM) qui joue son rôle administratif  d’entité indépendante et le Conseil Constitutionnel qui se charge juridictionnellement, du contentieux électoral en second degré.
Le processus électoral, à en croire les spécialistes et l’opinion publique, s’est bien déroulé. ELECAM, de la brebis galeuse du dernier scrutin présidentiel de 2011, année où il faisait ses preuves comme superviseur d’une élecrtion est devenue une institution crédible.  Elle s’en tire avec une note plus qu’appréciable. La Cour suprême tenant lieu de Conseil constitutionnel  quant à elle a dit le droit lors des audiences de recours pré et post électorales.  Un fait inhabituel va  singulariser ce processus: les listes du parti au pouvoir à l’Ouest et dans l’Adamaoua  ont  été invalidées par ledit conseil.
Ce qui a fait régner le SDF en maître dans ces régions.
Au termes du processus, 70 senateurs sont sortis des urnes, issus du RDPC et du SDF.
Et, 30 à la faveur du décret présidentiel, ont été nommés. Hormis les hauts commis de l’Etat, les autorités traditionnelles et certains poids lourds du secteur privé, l’Undp de Bello Bouba Maigari, le FNLC de Issa Tchiroma Bakary, le MDR  de Dakole Daïssala, l’ANDP de Hamadou Moustapha font leur entrée à la Chambre haute.

Emilienne  N. Soué

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