Investir au Cameroun : terre d’attractivités

Plaidoyer pour une attractivité mondiale

Le Cameroun jouit d’une paix et d’une stabilité politique enviées dans la sous région Afrique centrale. Ce qui en fait un endroit sûr pour les investisseurs. Son potentiel énergétique et minier, ses forêts et ses microclimats sont des gisements d’une croissance à long terme. Conscient de ces atouts, le Cameroun s’est doté d’outils stratégiques tel le Document de Stratégie pour la Croissance et de l’Emploi (DSCE), sa boussole, pour atteindre l’émergence en 2035. Au terme des quatre premières années de la mise en oeuvre du DSCE, les performances de croissance économique enregistrées au Cameroun étaient en deçà de la moyenne annuelle de 7% du « scénario vision » du DSCE. Par ailleurs, le taux d’investissement de l’économie se situait environ à 20% en 2013, largement en dessous des 25% observés dans la plupart des pays émergents.  C’est ainsi que lors de son discours de fin d’année le 31 décembre 2013, le président de la République a relevé que les efforts entrepris dans la mise en oeuvre du DSCE ne suffiront pas, à ce rythme, pour que le Cameroun devienne un pays émergent à l’horizon 2035.

 En réponse à cette préocupation, et sur orientations du chef de l’Etat, le Gouvernement a entrepris l’élaboration d’un Plan d’urgence pour l’accélération de la croissance au Cameroun, dont la mise en oeuvre permettra à court terme de retrouver le sentier de ladite émergence.

Le Cameroun est depuis lors  en quête d’investisseurs. Déjà, le président de la République lançait cet appel devant le patronat français lors du forum économique Cameroun-France, Paris, le 31 janvier 2013 : « Je vous invite à saisir les opportunités qui se présentent aujourd’hui, de participer au développement du Cameroun de demain  ».

Il est connu que le Cameroun a lancé, ces dernières années, de nombreux projets structurants dans divers domaines comme un témoignage de « l’ampleur des opportunités à saisir pour les investisseurs étrangers ». Mais pour le moment, 3 ans après sa promulgation, la loi de 2013 fixant les incitations à l’investissement privé qui doit servir  au Cameroun de reférentiel au climat  et à la sérénité juridiques des investissements n’est pas encore évaluable. Dès lors, la grande ambition du Cameroun d’être une « Terre d’attractivités » pour les investisseurs, s’appuie encore surtout sur les atours et les atouts sur lesquels il doit communiquer. Les organisateurs de la conférence n’ont pas manqué dans ce sens de vendre sa position stratégique en Afrique tant « le Cameroun côtoie un marché potentiel de 300 millions de consommateurs si l’on intègre le Nigeria, la République Démocratique du  Congo  (RDC) et le Soudan », ses considérables ressources naturelles et humaines tant une variété de climats et de sols, d’où son surnom d’ « Afrique en miniature ». Le pays de Paul Biya peut encore se targuer d’un potentiel agropastoral et halieutique « très riche et diversifié qui fait du Cameroun le « grenier de l’Afrique centrale ». Ses 17 millions d’hectares de forêts exploitables faisant de lui le deuxième massif forestier d’Afrique, sans oublier sa population dynamique et bien formée  de plus 23 millions d’habitants dont près de 75% de jeunes âgés de moins de 25 ans. La stabilité politique et la  croissance économique dont le taux annuel s’estime de plus de 5% depuis 2013.

La conférence « Investir au Cameroun – Terre d’attractivités » avait donc  pour objectif de mettre en lumière l’immense potentiel du Cameroun et d’identifier les nombreuses opportunités d’investissements dans les grands projets du pays. Un cadre idéal pour les investisseurs et les porteurs de projets.

A l’issue des interventions en plénière et des échanges dans les tables rondes, les hautes personnalités ont adopté les recommandations ci-après pour un plan d’action en réponse à l’appel et aux attentes du président de la République, contenus dans son discours d’ouverture. Entre autres résolutions: 

«3.1– Mise en place à un niveau approprié, d’un conseil léger pour le suivi du financement et de la réalisation des projets identifiés et présentés au cours de la Conférence;

3.2- Facilitation de l’obtention des visas pour les hommes d’affaires avec dématérialisation des démarches (mise en place d’une procédure de visa on line) et, en attendant, l’octroi généralisé des visas au débarquement;

3.3- Création des zones économiques spéciales;

3.4- Encouragement des investissements privés par des facilités fiscales et administratives et une administration plus performante ;

3.5- Renforcement des liens avec les pays voisins de la CEMAC et du Nigéria, pour accroître la taille du marché régional.

4)    Prendre des actions dans l’intérêt des camerounais. C’est bien pour eux et avec eux que le décollage économique du Cameroun doit être accéléré. A cet égard, il importe de :

4.1 Mettre l’homme au cœur de toute initiative économique en veillant notamment à ce que chaque projet contribue réellement à l’emploi et à l’amélioration des conditions de vie des populations;

4.2 Favoriser une croissance et un développement durables respectueux de la nature et des générations à venir;

4.3 Accélérer la formation des jeunes générations aux nouvelles technologies qui sont créatrices d’emploi ;

4.4 Accélérer la formation professionnelle des techniciens et des ingénieurs, si indispensables à l’industrialisation du pays, notamment pour les projets structurants et notre économie agricole ».

Nadine Eyikè

 

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