Pour la bonne information

Qu’est-ce que la gouvernance forestière et faunique ? Quelles sont ses instruments ? Qui en  sont les acteurs ? Les réponses à ces questions ont été apportées aux hommes de médias à la faveur d’un séminaire- atelier organisé par le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), le Pr. Elvis Ngollé Ngollé les 21, 22, 23 juillet à Ebolowa.

Plusieurs hommes et femmes de médias imprimés, radio et audiovisuels ont pris part à un atelier-séminaire relatif à  la gouvernance forestière et faunique qui s’est tenu  dans la capitale régionale du Sud. La rencontre entre les hommes des médias et l’administration en charge  des forêts ne pouvait mieux tomber, au regard  des défis de l’heure. Au  plan forestier, le  Cameroun et l’Union européenne ont procédé à  la signature de l’Accord de partenariat volontaire (APV) /FLEGT en octobre 2010. Un  accord  qui exprime l’engagement commun ferme d’éradiquer l’exploitation illégale et soutient les réformes du secteur forestier actuellement entreprises par le Cameroun dans le cadre de la gouvernance forestière, la transparence et la lutte contre le commerce illégal  du bois.

 

Au plan faunique, l’organisation du commerce du gibier,  la  répression des activités illégales intensifiée, et la création des nouveaux parcs nationaux avec à la clé l’objectif de mettre sous conservation plus de 20% du territoire (le Cameroun est à 18% alors que l’objectif  2012 des Nations Unies est de 12%) sont autant de actions à porter au crédit du Minfof.

 

Du contrôle forestier

Les participants ont pu appréhender ce qu’est la gouvernance forestière et faunique. En effet, ils ont été entretenus sur quatre thèmes. En premier lieu, les participants ont suivi l’exposé de M.  Alfred Woambe Kambang de la Brigade Nationale de Contrôle/MINFOF sur le thème ‘‘Contrôle forestier et faunique.  Faits, enjeux et perspectives’’.

L’on retient que la définition du concept de contrôle forestier se décline de deux manières : une définition dans l’approche actuelle du contrôle, puis une définition dans la perspective des APV/FLEGT.

Dans l’approche actuelle, « le contrôle forestier  est une opération qui vise à s’assurer que les gestionnaires des titres d’exploitation forestière attribués de manière régulière par l’État appliquent et respectent la législation et la réglementation forestière dans toute la chaîne de réalisation des activités d’exploitation forestière » a souligné le communicateur.

Dans la perspective des APV/FLEGT les conditions du contrôle changent avec notamment  la relecture de la loi de 1994, le suivi national de l’activité forestière, le renforcement des capacités du personnel. Le  système de vérification de la légalité  est  basé sur un système informatisé de gestion de l’information forestière de deuxième génération (SIGIF 2).

 

Du bois légal

L e premier exposé était un tremplin pour aborder le thème ‘‘Accord de Partenariat Volontaire FLEGT (l’application de la règlementation forestière, gouvernance et échanges commerciaux) entre le Cameroun et l’Union Européenne, exposé par M. Henri Charles Akagou Zedong , cadre du Minfof.

Comme évoqué plus haut, cet accord, dit bilatéral  a été conclu entre  le Cameroun  (un pays de la Forêt du Bassin du Congo) et l’Union européenne, une entité de 27 pays.

L’APV instaure le Régime d’autorisation entre le Cameroun et l’Union Européenne. Ledit Régime est un ensemble d’exigences et de procédures  qui permet de vérifier que le bois et les produits dérivés  exportés du Cameroun vers l’Union Européenne sont produits légalement et attestés par la délivrance d’une autorisation FLEGT.

Le troisième exposé quant à lui portait sur ’’Les engagements internationaux du Cameroun en matière forestière et faunique : motivations, contraintes, profits",  thème développé par M. Fouda Ndi Joseph Marie, cadre au ministère des Relations extérieures.

 

Des engagements internationaux

Le Cameroun est signataire de trois conventions : la  Convention des Nations Unies sur la Biodiversité, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et son Protocole dit de Kyoto, la Convention Cadre des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification, et de deux conventions spécifiquement forestières et fauniques, à savoir la Convention sur le Commerce  International des Espèces de Faune et de Flore Menacées d’Extinction (CITES) et le Nouvel Accord International des Bois Tropicaux (AIBT).

Il ressort de cette communication que ces  engagements imposent, d’une part,  des contraintes au Cameroun quant à  l’internalisation desdits instruments  et la mise en œuvre au plan national des dispositions des instruments concernés. Et d’autre part, la réalisation effective et efficace de nos politiques en matière de gestion de nos ressources forestières et fauniques.

Le quatrième exposé portait sur la gouvernance faunique. En effet, M. Ibrahim S. NJOYA a communiqué sur  le secteur de la faune : ‘‘Quelle organisation pour quel profit?’’

L’on apprend que l’élaboration des textes réglementaires et le classement des animaux en classe de protection participent à une meilleure exploitation de la faune. A cet effet, des aires protégées, jardins zoologiques (3), sanctuaires de faune (3), réserves de faune (6), zones d’intérêt cynégétiques/ZIC (49), zone d’intérêt cynégétiques à gestion communautaire/ZIGC (21) ont été créées.

 

La stratégie de communication

 

La dernière contribution fut celle de Mme Béatrice Oloa Elumbu, Directrice de l’Agence de Communication ICON & Co. Experte Communication Projet STBC sur le thème suivant : ‘‘Mise en place d’un système de traçabilité du bois au Cameroun -Plan de communication – Visibilité’’.

Les objectifs du plan de communication / visibilité sont les suivants : faire connaître les enjeux de l’APV au Cameroun, doter les acteurs concernés de l’information, des connaissances et de la compréhension des enjeux qui leur sont nécessaires par rapport au rôle, au comportement et à l’engagement qui sont attendus d’eux dans le cadre du Système de la Vérification de la Légalité (SVL) qui se compose des 6 éléments suivants:

1. la vérification de la légalité de l’entité forestière ;

2. le suivi national de l’activité forestière ;

3. le contrôle national de l’activité forestière ;

4. la vérification de la conformité de la chaîne d’approvisionnement ;

5. l’émission des autorisations FLEGT ;

6. l’audit indépendant.

Au sortir de cet  atelier, suite du premier  tenu à Sangmélima dans le département du Dja-et-Lobo toujours dans la Région du Sud les 27, 28, 29 décembre 2010, les hommes et les femmes de médias, mieux outillés, pourront désormais appréhender les enjeux liés au secteur pour une communication efficace et effeiciente.

 

Emilienne N. Soué

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