Environnement: Des Etats Généraux salvateurs

Les assises de 5 jours au palais des Congrès de Yaoundé du 24 au 28 octobre 2011, avaient pour ambition de donner plus de lisibilité et d’efficacité à la politique environnementale du Cameroun à travers des réformes à implémenter de façon judicieuse.

L’important rendez-vous de Durban en Afrique du Sud sur le développement durable, une sorte de prolongement de la Conférence de Rio de 1992, s’approchait à grands pas. Les violons sur les questions environnementales n’étaient pas encore accordés, quant à la participation camerounaise à cette grande conférence où l’avenir de la planète devait se jouer. C’est la raison pour laquelle, les pouvoirs publics ont réuni les administrations concernées, les institutions intéressées, la société civile et toute sorte d’experts du domaine pendant 5 jours au Palais des Congrès de Yaoundé sous la houlette du M. Pierre Helé Pierre, ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature. Il s’agissait suivant la feuille de route établie, de poser le diagnostic de l’environnement et des politiques d’environnement au Cameroun ; d’attirer l’attention sur l’exploitation anarchique des ressources environnementales ; d’apporter une réponse consensuelle à la manière de relever le défi ; d’établir une plate-forme de travail et de dialogue entre le ministère et les parties prenantes à l’environnement.

 

Les problèmes saillants qui devaient préoccuper les participants tournaient autour des questions de changements climatiques, la biodiversité, la désertification, la pollution et la gouvernance environnementale. Les recommandations ainsi formulées serviront de balise à la politique du gouvernement en matière d’environnement.

Selon le ministre Helé Pierre qui ouvrait les travaux, « le gouvernement qui insuffle ainsi un souffle nouveau à sa politique environnementale, rappelle que c’est une démarche collective et participative » dans la mesure où elle tient compte de toutes les parties prenantes. « Celles-ci, rappelle le ministre, apportent un soutien constant aux efforts de protection de l’environnement camerounais.»

En dressant ainsi cet état des lieux dans le domaine de l’environnement, le gouvernement camerounais cherche à repenser l’avenir, à innover afin de rendre plus probants les résultats escomptés. Depuis 1992 jusqu’à ce jour, les nombreux efforts faits autant sur le plan national qu’international n’ont apporté que des résultats insuffisants.

Le véritable enjeu de l’heure dans ce domaine, c’est de concilier la conservation et le développement, à travers des notions telles que la promotion de l’économie verte sous le prisme de la coopération internationale.

Les participants aux assises du palais des Congrès de Yaoundé, ont été répartis en ateliers de travail, lesquels ont produit des résolutions et recommandations aussi importantes les unes que les autres.

 

DE NOUVELLES OPTIONS A INTEGRER

 

S’agissant des changements climatiques, on retient que le Cameroun est comme les autres Etats du monde, exposé aux conséquences de ce phénomène. Par conséquent, il importe d’intégrer la question des changements climatiques dans toutes les politiques globales et sectorielles afin de donner au Pays les habilités à atteindre les objectifs consignés dans la vision 2035. Un observatoire national sur les changements climatiques a été suggéré.

En ce qui concerne la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles, le constat du recul net ou de la dégradation continue de la biodiversité en dépit des actions menées, a été émis. Les actions suivantes ont ainsi été recommandées : renforcement institutionnel et réglementaire, information, éducation, sensibilisation et coopération.

La lutte contre la désertification et la restauration des terres dégradées ont été ensuite analysées. De même que la lutte contre la pollution. A chaque fois, un état de lieux a été fait et des recommandations émises pour atténuer l’ampleur de ces phénomènes.

Il ne restait plus qu’à s’attarder sur la thématique de la gouvernance environnementale. Les membres de cette commission se sont d’abord accordés sur la définition de la gouvernance environnementale. Il s’agit de « l’art de gérer durablement l’environnement conformément aux principes de légalité, de conformité, d’information, de suivi-évaluation, de participation, d’imputabilité, de sensibilisation et d’équité. » ils ont par ailleurs suggéré des réponses aux difficultés et problèmes préalablement relevés.

Cette rencontre quasi-historique autour de la sortie de léthargie de l’environnement du Cameroun, est arrivée à point nommé, pour permettre à l’ensemble des acteurs du secteur d’avoir une idée précise sur les problèmes à résoudre et in fine de trouver des solutions idoines à cet écheveau si difficile à dénouer même au niveau mondial. Nul n’ignore que l’enjeu de ce début de siècle, c’est la gestion durable de l’écosystème mondial. Il est donc urgent de prendre véritablement en main ce problème crucial, d’où l’ultime recommandation de l’assistance qui appelle le gouvernement du Cameroun à donner une suite concrète aux recommandations formulées à l’issue de ces Etats Généraux de l’Environnement, unanimement reconnus comme salvateurs à plus d’un titre. Heureusement que tout semble indiquer que le message des participants est arrivé à bon port, et que les grandes décisions dans ce domaine suivront très rapidement.

 

Synthèse de D.A.M.A.

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