Editorial N°0014

Par Henri Franck Log Goueth

La gouververnance en marche

Un mot comme tous les autres. Un synonyme d’ordre, de discipline et d’autodiscipline au quotidien. Une notion de gestion individuelle et collective aussi rigoureuse que judicieuse. La liste n’est certes pas exhaustive. Rien ne lui échappe plus aujourd’hui: institutions, organisations, individus; rien n’est plus conçu, pensé et géré en marge de la gouvernance. Apparue à la fin des années 1990 dans les programmes politiques et sociaux des pays en voie de développement, notamment ceux africains, la gouvernance, mieux la bonne gouvernance a pour objectif de favoriser l’avancée des États via le combat de la corruption.

Imposée en fait par la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International, et de concert avec les  membres du G8, la gouvernance s’est finalement ancrée dans les esprits des gouvernants et des gouvernés qui s’en réclament. Il y a unanimité de points de vue sur les bienfaits apportés par la gouvernance, laquelle est étroitement liée à la démocratie et au développement. En effet, la démocratie, gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, est le système politique adopté  par la quasi-totalité des nations, au nombre desquelles celle camerounaise. C’est bien naturel dans la mesure où les notions de respect des Droits de l’Homme  et des  Libertés individuelles dont l’humanité est fortement éprise, en constituent la quintessence essentielle. Ces principes ne participent-ils pas tous deux à l’épanouissement des hommes sur les plans tant collectif qu’individuel ? Quant au développement, le Cameroun, qui a en ligne de mire l’accès au statut de pays émergent d’ici à l’an 2035, se doit au préalable de mettre de l’ordre dans la gestion de ses biens publics. Et aussi d’effectuer certaines réformes, celle du système éducatif en l’occurrence afin d’acquérir la maîtrise de la technologie, passage obligé afin de parvenir au développement. Et en avant l’émergence! Ainsi, le Cameroun ne manquera pas de voir les fruits de ces aspects, alors empreints de bonne gouvernance : l’accès au plein emploi et à la sécurité. Autant de résultats qui témoigneraient de la volonté du gouvernement  camerounais, non seulement  de s’arrimer à la nouvelle donne mondiale, mais surtout de rompre avec  certaines pratiques considérées comme néfastes au progrès et à l’épanouissement du peuple tout entier. VA DONC POUR LA BONNE GOUVERNANCE ! Celle camerounaise, encore à parfaire, mais effective et en marche depuis le 29 juin 2000 par la mise en place du Programme National de  Gouvernance; l’assainissement des mœurs publiques engagé depuis quelques années avec le Contrôle Supérieur de l’État, avec à sa suite  la Chambre des Comptes qui est une juridiction financière; et enfin la Stratégie nationale de lutte contre la corruption élaborée par la CONAC qui prévoit qu’«à l’horizon 2015, le Cameroun soit un pays où l’intégrité constitue une valeur capitale».

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